Le syndrome des ovaires polykystiques

Le SOPK, qu'est-ce que c'est ?

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est une pathologie endocrinienne chronique. Elle est caractérisée par un déséquilibre hormonal avec deux origines possibles :

  1. Une origine ovarienne. La sécrétion des hormones androgènes (mâles) et notamment la testostérone est fortement augmentée. Et/ou
  2. Une origine hypothalamique. La femme sécrète deux hormones la FSH et la LH qui participe au cycle ovarien. Dans le SOPK les taux sont altérés. 

Quelles en sont les causes

L’origine du dysfonctionnement hormonal semble être multifactorielle et les causes ne sont pas encore clairement établies. Elles seraient d’ordre génétique et environnemental, avec notamment les perturbateurs endocriniens.

Les différents symptômes

Les symptômes du SOPK sont différents d’une personne à une autre et s’expriment avec une intensité variable..

Ils ne sont pas nécessairement tous présents et leur présence peut vous alerter et vous faire penser à un syndrome des ovaires polykystiques selon les problématiques que vous rencontrez.

Photo de Andrea Piacquadio provenant de Pexels
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Photo de Ketut Subiyanto provenant de Pexels
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  • Troubles de l’ovulation (absence d’ovulation, cycles irréguliers)
  • Chute de cheveux importante
  • Prise de poids ou difficultés à en perdre
  • Acné
  • Pilosité excessive appelée hirsutisme
  • Baisse de la libido
  • Troubles de l’humeur
  • Perte de poids
  • Troubles du sommeil (insomnie, difficultés à l’endormissement, fatigue chronique)
  • Migraines 
  • Douleurs pelviennes

Comment diagnostiquer le syndrome ?

Prendre rendez-vous avec un gynécologue pour discuter de vos symptômes et de vos problématiques. 

Si le praticien suspecte le SOPK il vous prescrira les examens nécessaires au diagnostic. C’est à dire une échographie pelvienne endovaginale et une analyse biologique précise avec entre autres les dosages de plusieurs hormones clés. 

Le diagnostic se fait par élimination préalable d’autres pathologies. Et pour que le SOPK soit diagnostiqué le professionnel de santé doit déceler la présence d’au moins deux des trois critères de Rotterdam. 

Les 3 critères de Rotterdam : 

  1. Une oligo anovulation, c’est à dire une ovulation irrégulière ou absente. On considère que des cycles inférieurs à 21 jours ou supérieurs à 35 jours sont anovulatoires. 
  2. Une hyperandrogénie clinique (acné, pilosité excessive, chute de cheveux) ou biologique (élévation des taux d’androgènes sanguins).
  3. A l’échographie pelvienne, la présence d’au moins un ovaire contenant plus de 12 follicules de 2 à 9 mm de diamètre et/ou un volume ovarien supérieur à 10 ml sans présence de kyste ou de follicule dominant. 
Photo de SHVETS production provenant de Pexels

Quelles peuvent être les complications ?

Le syndrome des ovaires polykystiques se caractérise par un dérèglement et peut donc entrainer diverses complications. 

 

Je pense que la peur nait et se nourrit de l’inconnu.

 

C’est pourquoi je souhaite vous transmettre les informations. Pour apprivoiser ces complications, savoir qu’elles existent et être ainsi en mesure d’agir si vous le souhaité pour les éviter ou les atténuer le plus possible.

Photo de Madison Inouye provenant de Pexels

Les complications possibles : 

  • Difficultés à concevoir
  • Résistance à l’insuline
  • Troubles du comportement alimentaire
  • Troubles du métabolisme des graisses 
  • Risque accru de fausse couche
  • Maladies cardio vasculaires
  • Hypertension artérielle
  • Syndrome d’apnée du sommeil
  • Cancer de l’endomètre

Quels sont les traitements ?

Le SOPK est une pathologie courante qui touche près d’1 femme sur 7. Or ce syndrome est encore mal connu et pas assez diagnostiqué. L’accompagnement après le diagnostic est la plupart du temps très (trop) léger. Les professionnels connaissant réellement ce syndrome sont peu nombreux. Ici je souhaiterai vous partager des informations, des conseils, des pistes de travail afin que vous ayez les connaissances pour prendre votre santé en main de la manière qui vous convienne. Je pense que c’est à vous de décider de la manière dont vous souhaitez prendre soin de votre syndrome. Et pour ça il faut s’informer. 

Adaptation de votre hygiène de vie globale

Bien que l’hygiène de vie soit importante pour chacun d’entre nous elle l’est d’autant plus dans le cadre du SOPK. Avant même de penser à prendre des traitements médicamenteux je vous invite dans un premier temps à améliorer votre hygiène de vie. En effet de bonnes habitudes alimentaires et de vie auront un impact extrêmement positif sur de nombreux symptômes. 

Mes conseils : 

  • Optimiser votre alimentation en adoptant une alimentation anti inflammatoire
  • Faire le point sur votre exposition aux perturbateurs endocriniens et la réduire
  • Doser votre taux de vitamine D sanguin et vous complémenter si besoin
  • Prendre soin de votre sommeil 
  • Pratiquer une activité physique adaptée et régulière
  • Améliorer votre gestion du stress
  • La phytothérapie, les compléments alimentaires et d’autres choses pourront être utilisés selon les cas
Photo de Ella Olsson provenant de Pexels
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Les principaux traitements médicamenteux 

  • La pilule contraceptive oestroprogestative. Les hormones contenues dans la pilule empêchent l’ovulation et mettent à l’arrêt tout le système du cycle ovarien. La pilule crée finalement un faux cycle. Personnellement je ne conseille pas la contraception hormonale dans le cadre d’un SOPK mais chaque femme est différente ou vos besoins aussi, alors c’est à discuter. 
  • Les anti-androgènes. Ils permettent d’atténuer les symptômes liés aux excès d’androgènes tels que la pilosité excessive, la chute de cheveux et l’acné
  • La metformine. C’est un médicament classé comme un anti-diabétique oral. Il permet d’abaisser le niveau d’insuline dans le sang en régulant votre glycémie (taux de sucre sanguin). Cela permet par conséquent de vous aider dans la gestion de votre poids si nécessaire. Il devrait être prescrit en deuxième intention, après la mise en place de changements dans l’hygiène de vie.

Je tiens à préciser que je ne suis pas contre les traitements médicamenteux. Néanmoins je vous invite vraiment à revoir en premier ou en même temps votre hygiène de vie avant de commencer un traitement médicamenteux.

 

Le SOPK s’exprime vraiment de manière différente selon chaque personne et les conseils seront à adapter à chacune d’entre vous. Je vous conseille vraiment de vous faire accompagner par un médecin, un naturopathe ou par moi-même pour prendre soin de votre syndrome. 

 

Prenez soin de vous, à très vite dans un prochain article ! 

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